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le mardi 17 jan 2006
Marie est présentée dans les évangiles comme une jeune
fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement
énumérés dans la généalogie du Seigneur.
Les quatre Evangiles, entièrement tournés vers la Bonne
Nouvelle du Christ, sa vie, ses paroles et sa Résurrection, ne font nulle
mention de la famille de Marie, sans doute fixée aussi à
Nazareth.
La tradition, dès les premiers siècles, appellent les
parents de la Vierge Marie, Joachim ("Dieu accorde") et Anne ("La Grâce - la
gracieuse"). L'imagination des auteurs des Evangiles apocryphes en font un
couple discret, mais il était bien réel et il a su accueillir, éduquer Marie
et l'éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu'ils
ignoraient. Le culte de sainte Anne apparaît dès le 6ème siècle dans
certaines liturgies orientales et, au 8ème siècle dans les liturgies
d'Occident. Son culte est généralisé avant la fin du 14ème
siècle.
Sainte Anne est souvent représentée apprenant à lire à
sa fille dans le livre de la Bible. Une icône russe, image gracieuse de
l'amour conjugal, immortalise le baiser qu'ils se donnèrent lorsqu'ils
apprirent la conception de Marie. C'est ainsi qu'ils ont participé au mystère
de l'Incarnation.
La Bretagne, après la découverte d'une statue miraculeuse, dans le champ du
Bocéno, lui a construit une basilique à Sainte-Anne d'Auray, et en a fait sa
"patronne". Les marins par le fait même l'ont choisie comme protectrice.
Sainte Anne est la patronne de la province de Québec. Tous les diocèses du
Canada ont au moins une église dédiée à Sainte Anne.
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